Pour les parents, ce n’est pas seulement une « Harga »...c’est une « Chawya »…c’est un rapt qu’ils ne peuvent pardonner à ceux qui, depuis déjà huit ans, ont promis de l’espoir et un meilleur vécu.
« L’Europe tourne le dos à certains des migrants les plus vulnérables dans le monde, et risque de transformer la Méditerranée en un vaste cimetière » [1] Zeid Ra’ad al-Hussein, Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme
La Tunisie depuis très longtemps est gouvernée par trois grands vices : le mensonge, la corruption et l’égoïsme social, trois tares endémiques qui ont renforcé chez les uns la conviction d’être « intouchables » et chez les autres la certitude d’être « infréquentables ».
Pourtant, on l'a connu plus disert, plus volubile quand il s'agissait de dénigrer un autre gouvernement que celui dont il fait partie actuellement.
Il faut dénoncer ce drame humain et montrer en quoi l'Etat Tunisien est en grande partie responsable. Mais il faut surtout chercher en amont les véritables raisons de ces morts.
Ces dernières années, les innombrables drames humains individuels de ces exils de guerre devenaient « spectaculaires » par les victimes de naufrages de frêles barques entre la Libye et la Sicile (Lampedusa...) et les blocages de Calais (Sangatte...).