Depuis quelques temps la fachosphère française s’est complètement lâchée contre l’Algérie, sans aucune retenue, sans aucune honte. On a vu ainsi défiler les propos délirants d’un ancien ambassadeur (plus barbouze que diplomate), ceux d’intellectuels de tous bords, ceux d’anciens ministres et même ceux d’un ancien président-délinquant de la république. Nous étions certes habitués au racisme et à l’islamophobie de certains milieux, mais aujourd’hui les médias, les politiques et d’une manière générale les intellectuels français affichent ouvertement leur haine de l’ancienne colonie qui a osé s’émanciper, malgré la puissance militaire française de l’époque et le soutien de l’OTAN. De plus le niveau d’équipement de l’armée algérienne, aujourd’hui, rend toutes les tentatives de déstabilisation quasi impossible.
Alors comme à son habitude, la France se rabat sur son arme de prédilection la manipulation de certains intellectuels algériens soumis et honteux de leurs origines, des « néocolonisés » qui vendraient mère et sœurs pour un peu de reconnaissance. Et les candidats ne manquent pas…
Cette semaine dans le magazine Le Point Étienne Gernelle qualifie d’obscénité les propos de Sandrine Rousseau qui affirme que Boualem Sansal n’est pas un ange. En effet ce dernier n’est ni ange ni démon, juste un traitre à son pays, un révisionniste, un négationniste à la solde du Makhzen. Boualem Sansal est effectivement libre de ses opinions, pour lesquelles il n’avait jamais été inquiété en Algérie, mais ses propos mensongers concernant les frontières du pays ne sont appréciés ni du pouvoir ni de la population.
Mais apparemment en France on se soucie peu de ce que pense le peuple algérien, l’important étant de chercher par tous les moyens à dénigrer et déstabiliser le pays. Gernelle conclue son propos en disant « heureusement il demeure quelques mauvaises consciences comme Boualem Sansal, pour nous rappeler à notre histoire ». Boualem Sansal rappelle peut-être à certains français leur histoire, mais une histoire faite de mensonge et de falsification. En effet, Sansal prétend que, lors de la conquête de l’Algérie par la France en 1830, tout l’ouest algérien jusqu’à Mascara était propriété du Maroc, alors que tout le monde sait, et des dizaines de livres écrits par des historiens algériens et français racontent une guerre sanglante et une résistance épique des Algériens avec à leur tête l’Émir Abdelkader qui régnait sur tout ce territoire.
Ce que je trouve obscène, c’est votre propension naturelle, qui frise l’obsession, à mentir et à corrompre.
Un peu plus loin dans le même magazine on peut lire la chronique de Kamel Daoud intitulée : Sois un « bon arabe » et tais-toi ! Une chronique dédiée à Boualem Sansal, mais dans laquelle, comme à son habitude il se pose en persécuté et en intellectuel courageux. Un intellectuel qui renie ses origines, sa famille, dont il dit qu’elle l’étouffe, sa religion et qui pour plaire à ses nouveaux maîtres ne lésine pas sur les propos dithyrambiques quand il parle de la France pour laquelle il serait prêt à mourir et qui lui fait dire « je suis plus français que les français ». Et c’est là que j’ai une furieuse envie de lui dire Sois un « bon arabe » et tais-toi au lieu de dire des bêtises.
– Un homme qui a fait partie des islamistes les plus radicaux, même s’il les renie aujourd’hui.
– Un homme qui battait son épouse. Des actes pour lesquels il a été condamné par la justice, pour coups et blessures avec arme blanche, même si aujourd’hui il se pose en défenseur des droits des femmes et de l’égalité femme-homme.
– Un homme qui, dans la plupart de ses textes occulte volontairement la guerre d’Algérie et son lot de martyrs, et ne reconnait que la « guerre civile » que ses anciens compagnons ont menée contre le peuple algérien. Période durant laquelle, selon ses aveux il ne se serait jamais amusé autant : alcool, femmes, soirées endiablées…
– Un homme qui semble souffrir du délire de persécution et qui se pose en victime, alors que la seule victime de son roman « Houris » c’est bien Saada Arbane. Sa victime !
Il conclut sa chronique en disant « Aujourd’hui Boualem Sansal se trouve en prison. Aux yeux d’Alger, il le mérite. Parce que c’est un français. ». Faux ! Boualem Sansal n’est pas en prison parce qu’il est français, c’est encore un nouveau mensonge, une odieuse manipulation que de dire et de répéter, à l’envi, que « pour être un bon algérien il faut détester la France ». Boualem Sansal est en prison pour ses tentatives de falsification de l’histoire et certainement pas parce qu’il est français et encore moins pour « punir la France ».
Toujours dans ce registre de la haine de l’Autre, un philosophe s’est distingué, lors du Club Figaro, par ses propos racistes complètement décomplexés dans lesquels il affirme « Nous avons à prendre des décisions concernant le nombre de musulmans en Europe… Beaucoup, la plupart ne sont pas djihadistes, on peut leur faire quelques remarques concernant la civilité… Si cette part de musulmans croît indéfiniment, comme c’est le cas aujourd’hui en Europe, nous allons au-devant de drames qu’aucune version de la laïcité ne permettra de maitriser. ». Ce sinistre individu, qui se nomme Pierre Manent, n’ose pas donner de recette pour limiter le nombre de musulmans, mais nous savons qu’il pense à des solutions du genre de celles prônées par le nazisme, ou encore celles utilisées par l’armée française durant la conquête de l’Algérie… Des méthodes qui ont fait leurs preuves.
Décidément l’obscénité ne se cache même plus, elle s’affiche fièrement sur les médias français sans provoquer de réactions.
Décidément la France va vraiment mal !