Depuis quelques mois les politiciens et l'ensemble des médias se sont complètement lâchés "sur" l'Algérie et usent de propos outranciers, voire grossiers et n'hésitent pas à user du mensonge et de la falsification de l'histoire. Macron quant à lui est resté étrangement silencieux, laissant la meute s'exprimer librement. Quand après plusieurs mois de silence il se décide à prendre la parole, c'est pour souffler le chaud en préconisant le dialogue et la concertation avec l'Algérie, comme seul outil diplomatique.
Mais ses subordonnés, loin de calmer le jeu, continuent à faire de la surenchère et à encourager la haine et le racisme anti-algériens, histoire de détourner l'attention du public sur la situation catastrophique de la France et sur les scandales de pédophilie et de violence sur des enfants, qui viennent révéler l'ampleur de la perversion dans les plus hautes sphères du pouvoir.
Et l'on voit le premier ministre français brandir un ultimatum face à l'Algérie, histoire de faire oublier sa responsabilité dans les actes criminels commis dans l'établissement catholique de Betharram. Ce tour de passe-passe me rappelle un proverbe chinois (me semble-t-il) qui dit "Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt". Mais cette distraction, qui permet à François Bayrou de gagner du temps, ne tiendra pas longtemps et une fois la crise avec l'Algérie passée (quelle qu’en soit l'issue), l'histoire le rattrapera et il devra répondre de ses mensonges et de sa complicité (qui semble avérée) dans les violences morales, physiques et sexuelles commises sur des enfants, par des personnes dépositaires de l'autorité.
Dans cette cabale chacun a un objectif inavoué, pour certains il s'agit de se mettre en avant dans l'espoir de se positionner sur la scène politique, pour d'autres cacher leurs agissements, ou leur non-agissement, qui s'apparenterait à de la non-assistance à mineur en danger. Pour d'autres encore il s'agit d'une obéissance aveugle à une ligne éditoriale fixée par ceux qui tiennent les cordons de la bourse, comme on a pu le voir lors du génocide du peuple palestinien.
Les provocations, les menaces et les injures commencent à être suivies de mesures de restriction et l'on a vu, il y a quelques jours un ancien ministre refoulé à la frontière française, puis la femme d'un ambassadeur, alors que ces personnes étaient en règle.
Aujourd'hui la France met en place, de manière officielle, des limitations de circulation et d'entrée sur le territoire prises à l’encontre de ressortissants algériens. Mon propos n'est pas de défendre des gens qui, contrairement au reste du peuple ont toujours bénéficié de beaucoup de facilités en France, mais de montrer qu'en fait le discours de Macron n'est qu'hypocrisie et qu'il me rappelle celui de Bigeard durant la guerre d’Algérie.
En effet, lors d'une visite du général de Gaulle en Algérie, ce dernier devant les critiques subies par la France au sujet de la torture, ordonne que cela cesse, et après son départ Bigeard relate l'entretien à ses subordonnés et ajoute : mais on continue…